Cérémonie d’échange des voeux, le 30 janvier 2010 PDF Print E-mail
Thursday, 04 March 2010 16:13

Cérémonie d’échange des voeux, le 30 janvier 2010
MOT DE CIRCONSTANCE DE L’HONORABLE CLEMENT KANKU BUKASA WA TSHIBUABUA PRESIDENT NATIONAL DU MR
A L’OCCASION DE LA CEREMONIE D’ECHANGE DES VOEUX DU MOUVEMENT POUR LE RENOUVEAU
LE 30 JANVIER 2010 A L’HOTEL SULTANI

Honorables Députés et Sénateurs,
Excellences Messieurs les Ambassadeurs,
Distingués invités,
Chers camarades,
Permettez-moi avant toute chose de m’acquitter d’un devoir, celui de vous remercier pour avoir accepté de répondre à cette invitation malgré vos multiples occupations, et je saisie cette occasion pour vous présenter également, à vous tous ici présents et au peuple congolais tout entier, mes voeux les meilleurs au nom des membres du Mouvement pour le Renouveau et en mon nom propre pour cette année nouvelle. Que l’Eternel, Dieu d’amour et de miséricorde nous inonde de sa grâce et de ses bénédictions dans chacune de nos familles pour que cette année 2010 soit effectivement meilleure que la précédente.
Distingués invités,
Chers camarades,
Ce début d’année est une occasion de faire un bilan de l’année qui vient de s’écouler et projeter celle qui commence, c’est pourquoi, cette cérémonie est une occasion indiquée de faire un arrêt, de jeter un regard rétrospectif de l’année qui vient de s’achever, et évidement projeter l’avenir. Mais avant cela, je vous demande d’avoir une pensée pieuse en mémoire de nos frères et soeurs que l’Eternel a rappelé à ses côtés ; nous pensons particulièrement à Papa Jeannot BEMBA SAOLONA que la mort nous a arraché au moment où nous avions le plus besoin de lui. Je vous demande donc d’observer une minute de silence en leur mémoire.
Merci.
Nos pensées vont également vers ceux qui subissent l’injustice, l’intolérance aussi bien à l’étranger qu’au Congo. Nous pensons ici au Sénateur Jean Pierre BEMBA GOMBO, Président National de l’Union pour la Nation et du MLC, prisonnier politique à La Haye, sans oublier tous les combattants de la liberté et de la démocratie privés de leurs droits.
L’année qui vient de s’achever a été une année difficile pour l’ensemble du peuple congolais. Elle a connu des particularités sur le plan politique, économique et social.
Sur le plan politique, nous avions tous assisté à la démission forcée du Président de l’Assemblée Nationale et de son Bureau. Une première dans l’histoire de notre pays où les personnalités extérieures à l’Assemblée nationale ont créé une crise de toute pièce puisqu’on en voulait au Président de cette institution.
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Sur le plan économique
Le Congo notre pays n’a pas été épargné par la crise économique consécutive à la crise financière qui a touché toutes les économies du monde. Elle s’est faite ressentir par le ralentissement de l’activité économique en général et ici chez nous par la fermeture de plusieurs sociétés minières ; par la dépréciation de notre devise nationale ; l’instabilité des prix sur le marché et la perte du pouvoir d’achat de l’ensemble du peuple congolais déjà paupérisé, désarticulant davantage le tissu économique existant. Chacun de nous a ressenti les effets de cette crise dont le gouvernement congolais, contrairement aux autres gouvernements du monde, n’a fait aucun effort pour les atténuer tant soit peu.
Mais hélas, cette crise était devenue plutôt une excuse pour justifier ses défaillances. Entretemps la gabegie financière, la corruption, la concussion sont devenues des règles de gestion. Les enquêtes menées par les différents services de l’Etat, et voire même par l’Assemblée nationale, sont restées sans suite. Sinon comment comprendre que ces affaires de détournement des deniers publics, des rations des militaires sont jusqu’à ce jour impunis.
Sur le plan social
L’année 2009 a été marquée par une crise sociale sans précédent. Jamais la misère n’a été aussi ressentie dans ce pays. Le moment le plus éloquent était les fêtes de Noel et de fin d’année passées dans la morosité.
Nous avons enregistré des grèves dans presque tous les secteurs de la vie nationale ; enseignants, médecins, infirmiers, vendeurs dans le petit commerce, les fonctionnaires de l’Etat, tout le monde est allé en grève pour exprimer son ras le bol.
La santé et l’éducation sont sacrifiées, les hôpitaux sont devenus de véritables mouroirs. Les écoles sont abandonnées à leur triste sort au détriment de l’éducation que le gouvernement est censé assurer à tous les enfants du Congo.
Quant aux infrastructures, sur les 2.500 km des routes promis à la population à travers les cinq chantiers, nous assistons plutôt à quelques travaux isolés , improvisés pour des besoins électoraux et électoralistes. Ceci sans tenir compte d’une quelconque hiérarchisation des priorités, on navigue vraiment à vue, les exemples des Boulevards du 30 juin et Lumumba sont là pour nous rappeler.
C’est ici l’occasion de s’interroger sur le bien fondé d’une pseudo campagne de visibilité alors que des ouvrages réellement construits parlent d’elles-mêmes ; voici un exemple de gaspillage et de mauvaise affectation des ressources qui auraient dû servir à autre chose.
Dans le secteur de l’urbanisation ; malgré nos multiples interventions, l’absence de l’Etat et son impuissance à appliquer la loi ont favorisé les constructions anarchiques qui sont à la base des érosions, des inondations et autres catastrophes.
L’Eau et l’électricité sont devenues tellement rares qu’il y a de quoi se demander comment un pays qui regorge autant des ressources hydroélectriques ne soit pas en mesure de satisfaire les besoins les plus élémentaires de la population.
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Dans le secteur sécuritaire,
Le satisfecit du pouvoir de Kinshasa sur la crise de l’Est avec les différents programmes mis en place, étonne plus d’un, parce que comme vous le savez les populations de cette partie du Congo continuent à payer un lourd tribut de l’insécurité entretenue par les mouvements armés. Pas plus tard qu’hier, nous pleurons un digne fils, monsieur KAHEGESHE assassiné à Kiliba dans des conditions atroces. Que dire de l’insécurité généralisée dans toutes nos villes et villages. Mais ce qui aura le plus scandalisé les congolais, c’est la prime à la guerre accordée au CNDP en favorisant leur intégration dans toutes les institutions de la République ; alors que d’autres, pour des faits moins graves n’ont pas eu droit au même traitement de faveur et continuent à croupir dans les geôles des services de sécurité.
Nous ne pouvons clore ce volet social sans rappeler le drame humanitaire que vivent nos frères de l’Est et récemment ceux de la province de l’Equateur dans ce qu’on a qualifié la guerre des Enyele.
Doit-on se souvenir que ces populations attendent encore une assistance humanitaire de la part du gouvernement alors que ce dernier s’est empressé d’étaler son sens d’humanité en allant assister d’autres peuples à travers le monde.
Sur cette crise de l’Equateur, nous avons eu droit à des versions contradictoires, tantôt on nous a parlé d’un conflit tribal, tantôt d’un conflit autour des étangs de poissons, d’une insurrection et même d’une rébellion encouragée par certains politiciens de Kinshasa.
Distingués invités,
Chers camarades,
Cette année 2010 coïncide avec la célébration de trois grands événements qui interpellent notre conscience collective à savoir les 51 ans des martyrs de l’Indépendance, les 50 ans de cette même indépendance et les 18 ans des martyrs de la démocratie lors de la marche des chrétiens.
Pour le premier, les martyrs de l’indépendance, il est l’aboutissement d’une prise de conscience du peuple congolais déterminé à se libérer du joug colonial. La manifestation de l’YMCA le 04 janvier 1959 a été la goutte qui va renverser le vase de l’ordre colonial.
Ce fut l’émeute, Léopoldville a pleuré ce soir là ses enfants qui ont réclamé leurs droits les plus élémentaires, droits reconnus à tous les peuples du monde, les forces coloniales n’ont pas hésité de tuer ces congolais sans armes.
Le second, l’indépendance est la cristallisation de cette prise de conscience du congolais qui ne jurait que par une indépendance immédiate. Ce cri de liberté s’est propagé dans toutes les couches sociales. Le 30 juin 1960, le Congo notre pays accède à sa Souveraineté nationale et internationale.
Trente années durant, cette liberté chèrement acquise a été confisquée par un pouvoir autocratique et dictatorial de la seconde république. Comme en 1959, les chrétiens par une marche pacifique le 16 février 1991 vont défier le pouvoir en place. Cette fois-ci ce sont les Forces Armées Zaïroises qui vont tirer sur les paisibles manifestants qui revendiquaient la réouverture de la Conférence Nationale Souveraine, lieu par excellence de la refondation de l’Etat zaïrois en déliquescence. Au nom de la liberté les congolais ont encore payé le prix fort.
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C’est ici, pour moi, l’occasion de rendre hommage à tous ces vaillants fils du pays qui ont succombé au nom de la liberté, de la démocratie et de la justice. Que leurs noms soient inscrits en lettre d’or et immortalisés dans les annales de notre histoire pour le sacrifice consenti et payé par eux pour que nous ayons l’indépendance, la paix et la démocratie.
En cette année jubilaire de notre indépendance, nous demandons qu’il soit érigé dans toutes les provinces de la république la stèle des martyrs pour que les générations futures se souviennent et s’inspirent de ces dignes fils du pays qui ont payé de leur vie la libération du Congo.
A l’instar de tous ces braves fils et filles qui ont bravé les différents pouvoirs oppresseurs en s’exprimant à travers les différentes marches pacifiques, nous projetons d’organiser avec les forces politiques et les mouvements associatifs, à la date du 16 février 2010, une marche pacifique pour la préservation des acquis de la démocratie.
Le gouvernement a mis en place un commissariat général pour organiser avec fastes ces 50 ans comme si au terme de ces cinquante ans nous avons réalisé quelque chose qui mérite d’être fêtée.
Nous estimons par contre qu’au lieu de festoyer et de dilapider le peu des ressources disponibles ; ce jour là devrait être plutôt un jour de réflexion, de méditation, de prière et de projection pour l’avenir du Congo. Nation qui semble être pris entre l’aveu d’une balkanisation annoncée et une faillite de l’Etat, faute de travail et des résultats attendus par notre peuple et par la communauté internationale. A savoir, le Congo a une vocation internationale de par sa situation géostratégique au coeur de l’Afrique.
Distingués invités,
Chers camarades,
Point n’est besoin de vous rappeler l’essence du processus politique dans lequel nous sommes en train de cheminer ; il est toutefois important de se souvenir qu’il est le produit d’une série d’engagements que avons chacun souscrit par la signature de l’accord de Sun city, accord qui a abouti à l’organisation des premières élections pluralistes depuis 1965. C’est donc le travail d’ensemble qui a conduit à la paix, aux élections et à la mise en place de nouvelles institutions. Personne ne peut s’attribuer seul le monopole de cette réussite.
Depuis l’installation de nouvelles institutions nous constatons que les acquis de la Transition 1+4 ont été sabordés par la boulimie et les pratiques prédatrices du pouvoir afdelien qui font qu’aujourd’hui les risques d’’une dérive totalitaire sont plus qu’évidentes si on n’y prend pas garde. Comment comprendre qu’une petite poignée d’individus puisse s’accaparer, à travers diverses magouilles et combines, du 1/3 des ressources nationales. Sinon comment expliquer le foisonnement de tous ces immeubles construits par des officiels, tant civils que militaires au vu et au su de tout le monde pendant que les fonctionnaires et les militaires croupissent dans une misère indescriptible.
L’exemple le plus flagrant et frappant de cette boulimie est l’élection du gouverneur de la Province de l’Equateur, laquelle était jusque là dirigée par l’Opposition. Est passée depuis sous la coupe de l’AMP de la manière que l’on connait, avec un candidat sur qui pèse des soupçons de mégestion dénoncée dans un rapport parlementaire.
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La justice distribuée à la tête du client, instrumentalisée à souhait par l’exécutif national qui n’hésite pas à s’immiscer sans vergogne dans les procédures judiciaires, est tout simplement scandaleuse.
Malgré toute la propagande faite autour de la fameuse Tolérance Zéro, la population attend toujours voir la parole se transformer en acte. C’est-à-dire, les membres de l’exécutif, mandataires et officiers supérieurs, appelés affectueusement KULUNA en cravate, épinglés dans différents scandales financiers franchir les portes des prisons qui sont censées être largement ouvertes.
Des droits de l’Homme
Les droits de la personne sont bafoués, on arrête à tour de bras, on révoque en cascade sans respecter les procédures, comme si cela ne suffisait pas ; l’impaiement des salaires des fonctionnaires vient noircir le tableau.
Quand on entend le pouvoir se donner bonne conscience de ce qu’il fait, que tout va bien ; que le pays se porte bien ; on se pose vraiment la question de savoir si , en tenant de tels propos les membres de ce pouvoir vivent dans ce pays ! Ils sont tout simplement déconnectés de la réalité et méconnaissent la situation réelle du pays.
Le pays va mal et sa situation s’empire du jour au jour. Il y a même crainte que l’hémorragie s’aggrave d’autant plus qu’aucune thérapie n’est proposée.
Au contraire, la gestion calamiteuse de la république, la corruption, la gabegie financière, l’amateurisme que nous avons eues à dénoncer dans plusieurs de nos motions et interpellations à l’Assemblée nationale ne garantissent pas des jours meilleurs.
Distingués invités,
Chers camarades,
Le Congo respecté, envié, fait aujourd’hui l’ombre de lui même et la risée du monde. Tout cela à cause d’une poignée de gens incompétents qui ne savent que faire du pouvoir leur confié par le peuple. Le prestige du pays est entamé au point de nous coller des étiquettes à la limite de l’insulte.
Quand on connaît les potentialités de ce pays, le génie de son peuple, il y a des choses que nous ne pouvons pas accepter. Même Mobutu que nous avons l’habitude de critiquer acceptait qu’on dise du Zaïre un pays en voie d’équipement et refusait catégoriquement l’étiquette de pays « sous développé ».
Aujourd’hui on accepte toutes les étiquettes et nous nous vantons même d’être PPTE, Pays Pauvre Très Endetté, à la quête d’un certain point d’achèvement.
La politique de la main tendue a pris le dessus à notre génie créateur et fait la gloire de la métropole.
Depuis la fin des élections de 2006, si nous faisons un examen à froid, nous pouvons affirmer, sans crainte d’être contredit, que le résultat de ces trois années est un échec.
Toutes les institutions ne remplissent pas les missions leur révolues par la Constitution, elles sont par contre devenues des caisses de résonnances, réduites à avaliser les desiderata de quelques individus au pouvoir .
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C’est le cas de l’Assemblée nationale, une institution sur laquelle le peuple avait placé ses espoirs et qui s’est discréditée par la cupidité et l’appât du gain de ses membres au nom des intérêts politiciens. L’adoption des lois téléguidée, les plénières planifiées et arrangées d’avance , le vote truqué ; le mandat du Député est devenu plus qu’impératif.
Face à cet échec de l’équipe en place, l’Opposition politique a le devoir de présenter au peuple congolais un projet de société en vue d’une alternance en 2011.
A l’absence de deux leaders charismatiques de l’opposition, j’ai cité Etienne TSHISEKEDI wa MULUMBA et Jean Pierre BEMBA GOMBO, cette opposition a connu diverses fortunes en 2009, des divergences sont apparues au grand jour à tel enseigne que la population a commencé à perdre espoir ; c’est pourquoi nous lançons un appel solennel à tous les membres de l’opposition afin de privilégier la cohésion pour être unis et faire face aux prochaines échéances.
C’est ici l’occasion pour nous de proposer nos bons offices à tous les partis de l’Opposition qui ont connu des dissensions internes afin de maximiser nos chances.
Devant ce tableau sombre, le MR pense contribuer efficacement à la prise de conscience du peuple congolais pour se réapproprier son destin afin de bâtir un pays nouveau. Le MR est un parti ouvert à tous les congolais engagés dans la refondation de notre pays dont le destin est intimement lié à celui de tout le continent. Comme le disait si bien Patrice Emery Lumumba, il y aura un jour où l’histoire du Congo ne sera plus écrite à Paris, à Bruxelles ou à Washington, mais au Congo par des congolais. C’est cette histoire que nous voulons écrire avec l’ensemble de notre peuple pour bâtir un pays plus beau qu’avant.
Que Dieu bénisse le Congo.
Je vous remercie.

COMMUNIQUE DE PRESSE DE L'UNION POUR LA NATION
du 02 décembre 2009

L'Union pour la Nation « UN » a appris avec beaucoup d'amertume le refus de la Chambre d'Appel de la CPI à accorder la liberté provisoire au Sénateur Jean Pierre Bemba Gombo, son Président.
L'UN déplore cette volonté farouche de certains milieux à vouloir maintenir le Sénateur Jean Pierre Bemba Gombo en prison afin de lui empêcher d'assumer pleinement son rôle de Porte-parole de l'Opposition.
L'UN proteste contre ces manoeuvres politiciennes qui n'ont pour objectif que d'écarter le Sénateur Jean Pierre Bemba Gombo de la scène politique.
L'UN ainsi que tous les peuples congolais promet de ne pas céder à toutes les tentatives de découragement et s'engage à défendre avec la dernière énergie les intérêts du peuple congolais.
Coordonateur a.i.
Honorable Clément KANKU BUKASA
député national, Président du Mouvement pour le Renouveau

CONFERENCE DE PRESSE
DE L’HONORABLE CLEMENT KANKU BUKASA WA TSHIBUABUA
27 novembre 2009


1. CLUB DE PARIS
L’Opposition a appris que le Club de Paris a finalement donné à la RD Congo ses assurances le 25 novembre 2009, pour un financement qui va permettre au Fonds Monétaire Internationale d’adopter au plus tard le 11 décembre 2009, un programme triennal avec la RDC.
Bien que l’Opposition salue cette volonté de la communauté internationale d’accompagner la RDC à atteindre le point d’achèvement de l’initiative PPTE, nous ne pouvons pas nous empêcher de nous interroger sur le pourquoi des réticences exprimées par le Canada et les Etats-Unis par rapport à certains contrats miniers semblent-ils.
C’est pourquoi, la question de la révisitation des contrats miniers reste une véritable préoccupation pour les Représentants du peuple qui doivent quand même avoir des éclaircissements sur les conclusions de la dite revisitation opérées par le gouvernement.
Par ailleurs, nous rappelons une fois de plus que le gouvernement doit véritablement s’engager dans la voie de la bonne gouvernance pour ne pas dire hypothéquer les chances du Congo à bénéficier un jour de l’allègement de la dette vis-à-vis de la communauté internationale.

2. REVISITATION DES CONTRATS MINIERS
Bien que l’Opposition ait dénoncé le caractère léonin de la plupart des contrats miniers, nous avons encouragé le gouvernement à revoir de fond en comble tous ces contrats suspects.
Les conclusions du gouvernement font aujourd’hui l’état d’un manque à gagner d’à peu près 350 millions de dollars américains tandis que la commission MUTAMBA de la chambre basse du parlement a parlé de plus 450 millions.
Il est donc indispensable d’obtenir de la part du ministre en charge des mines, des éclaircissements ou plutôt des résultats de ces investigations.
Nous devons rappeler que l’industrie minière est d’un apport considérable dans l’assiette fiscale de la RDC, et sa bonne santé augmente considérablement le revenu de l’Etat.
Rappelez-vous comment le Club de Paris a failli recaler la RDC à cause de quelques contrats miniers dénoncés par le Canda et les Etats-Unis.
3. DEPART DE LA MONUC
Nous sommes d’avis que la Monuc doit un jour partir de la RDC, mais nous estimons que ce départ ne doit pas se faire dans la précipitation.
Nous devons avoir le courage d’évaluer en toute sérénité les conséquences de ce départ par rapport à la réalité de notre pays. Il est donc souhaitable d’évaluer avec la Monuc certaines questions telles que :
1) les objectifs assignés à la Monuc en arrivant au Congo ;
2) les multiples interventions de la Monuc en terme d’appui à nos forces armée ; la Monuc a parlé récemment d’à peu près 4 millions de dollar dépensés au profit de nos forces armées, pour la ration de guerre et le transport des troupes, etc.
3) la capacité de notre gouvernement à organiser les élections en 2011 sans l’appui logistique de la Monuc qui comme vous le savez a contribué de façon significative au bon déroulement des opérations électorales en 2006.
4) l’état actuel de notre armée ;
5) la situation sécuritaire dans notre pays.
Il va de soi que cette décision devrait être prise en toute responsabilité ; nous préconisons même que cela soit discuté au niveau du parlement.
4. RAPPORT DES EXPERTS INDEPENDANTS DES NATIONS-UNIES SUR LES FDLR ET LA SITUATION A L’EST
Dans ce rapport on parle des réseaux de financent et du soutien international dont bénéficie les FDLR en Amérique, en Europe et en Asie.
Ce rapport affirme que les FDLR, qui sont au nombre de 5.000, ont gardé leur capacité de nuisance et contrôlent encore toutes les mine d’or et d’étain qu’ils exploitaient.
Ce rapport conclut donc que les opérations Kimia II sont un véritable fiasco.
Quant à nous, nous demandons au gouvernement de s’appuyer sur ce document pour changer de fusil d’épaule. Il n’est jamais trop tard pour bien faire.
Qui ne sait pas que le mixage, l’intégration accélérée des éléments de CNDP dans les FARDC a causé plus de tord aux populations de l’Est qu’elle a arrangé les choses.
Le gouvernement congolais ne peut pas tout le temps s’attaquer aux organismes internationaux ainsi que les organisations des droits de l’homme qui disent des choses qui ne sont pas à leur goût ; on va finir par croire que tout le monde est mauvais sauf le gouvernement.
La réalité est que la situation sécuritaire à l’Est s’est aggravée.
Le gouvernement devrait se baser sur ce rapport pour mettre hors d’état de nuire, les complices des FDLR voire même des CNDP qui se retrouveraient dans ses rangs sans oublier les tireurs de ficelle à quelque niveau que se soit.
Nous demandons également au gouvernement d’engager des démarches auprès de la communauté internationale pour obtenir la condamnation des firmes et autres organisations qui soutiennent ces groupes armés (FDLR, CNDP) ainsi que les états qui les hébergent afin d’obtenir réparation.
En ce qui concerne les FDLR, nous demandons au gouvernement de mener des démarches auprès de cette même communauté internationale pour obliger le Rwanda a s’engager dans un processus de réconciliation avec ses frères opposants hutu à l’instar du Dialogue Inter Congolais imposé par cette même communauté internationale à toutes les parties en conflit en RDC, jusqu’à l’installation d’un gouvernement de transition.
Nous continuons à croire que le conflit entre hutu et tutsi exporté au Congo ne pourra trouver une issue heureuse que par des voies pacifiques ; sinon comment expliquer que le Rwanda n’ait jamais arrivé à neutraliser ces FDLR pendant toute la période qu’il contrôlait l’Est et une bonne partie de la RDC.
En moins que cela ne constitue un prétexte pour favoriser l’exploitation illicite de nos minerais.
Nous demandons aux décideurs de ce monde de s’impliquer dans cette démarche pour mettre un terme au drame humanitaire que le peuple congolais vit depuis des années.
Nous rappelons que quant il a s’agissait de l’Irak ou du Koweït, les Etats-Unis n’ont pas hésité d’intervenir militairement tel un véritable gendarme du monde au nom de l’humanité.
5. EQUATEUR
Situation à DONGO
Nous notons avec étonnement qu’il y a des informations contradictoires de la part du gouvernement qui nous parle tantôt d’un conflit entre paysans qui se disputent des étangs piscicoles, d’une insurrection, d’un début de rébellion et enfin d’une récupération politique.
Même quand le gouvernement annonce par le ministre de l’information, en grande pompe, que la situation est sous contrôle par les forces de l’ordre, nous apprenons que des villages entiers sont encore attaqués et des personnes tuées, ainsi que l’hélicoptère de la Monuc qui essuie des tirs dont on ne connait pas encore la provenance.
Nous déplorons cette forme de cacophonie dans le chef de ceux qui sont censés nous donner l’information exacte.
Néanmoins, nous demandons au gouvernement de prendre des mesures sérieuses pour mettre un terme à ce drame humanitaire que vit nos frères et sœurs de l’Equateur.
L’immobilisme de ce gouvernement a occasionné le déplacement de près de 53.000 personnes qui ont déserté leur foyer et n’ont eu leurs salut que par la bienfaisance du gouvernement de la république sœur de Congo/Brazzaville qui est le seul à apporter une assistance conséquente à ces populations sinistrées.
Notre gouvernement a donc démissionné de ses missions régaliennes, celle de sécuriser les personnes et leurs biens ainsi que celle d’apporter l’assistance nécessaire à une population en détresse.
Nous demandons aussi à ce gouvernement de prendre des mesures qui s’imposent pour encadrer des forces de l’ordre dépêchées sur place, quant à leur approvisionnement.
6. VOYAGE DU CHEF DE L’ETAT AU KASAÏ
Au-delà de l’intervention ponctuelle de l’Assemblée nationale, le Chef de l’Etat arrive dans une ville complètement sinistrée. Les dernières pluies ont causé beaucoup des dégâts où plus de 2.000 familles sont sans abris et plus de 500 maisons détruites.
? La ville de Mbuji Mayi est complètement minée par les érosions ;
? La MIBA qui était l’épine dorsale de l’économie de cette province, est aujourd’hui l’ombre d’elle-même.
Qui a oublié l’apport de la MIBA au financement de la guerre en 1998 sans parler de sa contribution dans le revenu de l’Etat à l’époque.
Le Chef de l’Etat arrive donc dans une province qui attend plus des solutions à ses problèmes que des promesses.
Alors que le COPIREP parlait d’un besoin de 190 à 240 millions en termes d’investissement pour sauver la Miba.
Le Premier Ministre de son coté promettait, il y a quelques mois, une enveloppe substantielle pour la relance de la MIBA mais rien de tout cela n’a été concrétisé.
Nous espérons vivement que cette fois-ci est la bonne.
7. ENERGIE, EROSION, MONNAIE
1) ENERGIE (Snel – Regideso)
SNEL : Le courant est devenu tellement rare que le délestage est devenu la règle et la fourniture normale une exception
Le tissu économique est détruit en partie à cause du déficit en énergie électrique sans parler des conséquences néfastes dans le quotidien du congolais.
REGIDESO : La desserte en eau potable est déficiente, nous voyons la résurgence des maladies d’origine hydrique sans parler des conséquences dues à cette situation.
Aujourd’hui la Regideso assure seulement 13% de la desserte en eau potable alors que dans les années 80 elle était assurée à 80%.
L’Honorable KANKU s’insurge contre l’augmentation exagérée des factures de la Snel et Regideso alors que les services sont plus que médiocres.
2) EROSION
Malgré nos multiples interventions au sein de l’Assemblée nationale pour la prise en charge réel des érosions par le gouvernement, ce dernier a brillé par une insouciance criante qui a fait qu’aujourd’hui des villes entières sont exposées à des multiples têtes d’érosion qui vont, si on n’y prend garde, amener ces villes à disparaitre de la carte de la RDC.
Bien que le ministre des Infrastructures, Travaux Publics et Reconstruction soit attendu à l’Assemblée nationale pour s’expliquer là-dessus, une fois de plus nous demandons avec insistance à notre gouvernement de prendre des mesures qui s’imposent pour intervenir sérieusement afin de combattre efficacement toutes ses érosions.
3) MONNAIE,
La dépréciation du franc congolais a entrainé la désarticulation de l’économie ; cette dépréciation est à la base de l’instabilité des prix qui a affecté considérablement le quotidien du congolais jusqu'au panier de la ménagère ou mieux encore le sachet de la ménagère.
Cette situation a des répercutions sur tous les secteurs de la vie nationale ; c’est pourquoi, les explications du ministre des finances ainsi que du gouverneur de la Banque Centrale du Congo sont attendus par les représentants du peuple afin de trouver une solution durable.
Enfin, l’Honorable Clément KANKU BUKASA a annoncé la reprise des activités de l’Union pour la Nation, « UN », qu’il coordonne provisoirement et promet réunir tous les partis de l’Opposition autour de cette plate forme.

 

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