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Ma rencontre avec Dr Jean Jacques Mbungani: proche de Jean Pierre Bemba, l’histoire d’un « vrai » militant politique.
CongoEdition - POLITIQUE

Par Olivier Bolya

"Bemba sortira, c'est une question d'avant ou après les élections. le peuple congolais et Au sein du MLC, nous souhaitons que ca soit avant..."

Il était 4:50 d'après midi lorsque je suis descendu du  Métro Porte de Namur. La température est à  –2°C. Malgré cela,  la sortie du Métro est comblée par un monde « fou » allant des directions dispersées.

 Les uns et les autres, des groupes disparaissaient au coin des rues. L’ambiance est celle de « Matongué », nom donné à ce quartier afflué par des réssortissants du Congo-Zaire ou RDC.

 Je suis passé par la chaussée de chavre, non chanvre comme les adolescents d’une autre époque pourraient plaisanter. Ce quartier symbolise l’immigration congolaise de la Belgique. Toutes sortes d’immigrations : choisie, clandestine, économique ou encore "réussie" ou "échouée". Ceux-là dont les histoires sont devenues des « success story » et  des cas « malheureux », des désillusions...: la drogue, le petit job, le racisme... bref  le "tourbillon". Tous collaborent et cohabitent dans ce mélange multicolore, et confluent les antipodes parfois, les simillitudes et les contrastes font bercail; descendants des barons et fils et filles des sentinelles... jusqu'au dernier arrivage(les ngulus), époque après époque. Le tout se transperce sur ces rues révélatrices dans lesquelles elles sont devenues en même temps pour de nombreux congolais du monde lointain, le reflet involontaire de nos aspirations, ou des rejets de notre vie en occident, le « Miguel », le répère là ou tout a commencé. 

En passant, je me suis souvenu des paroles du Dr Mbungani lors de nos contacts initiaux: Mon cabinet est à « Matongué », et le fait qu’il ne m’avait pas donné son adresse numérique exacte insunuait simplement que « tout le monde » le connaissait plus moins…

Âgé de 43 ans, médecin de formation, Jean Jacques Mbungani Mbanda fut nommé en 2005 consul à Anvers. Il est actuellement le président du MLC Benelux, autrement dit, la voix « internationale » du parti de Jean Pierre Bemba. L’homme symbolise le « vrai » militantisme qui est souvent absent au sein des mouvements politiques congolais. A l’UDPS, on se souvient d’un autre docteur, le Dr Mpuila. il défend aujourd'hui les idéaux de son parti, le MLC partout il peut. Un de rares congolais qui ont véritablement la « grande gueule » pour faire tourner une démocratie, pourtant Kinshasa préfère une démocratie "muette", dont le "chef de file" n'a des comptes à rendre à personne. Dr Mbungani vit entre deux passions: sauver les vies médicalement et politiquement. 

Continuant ma randonée, je fis un arrêt dans un restaurant de la place. Alors que j’essayais d’ouvrir sa porte; un homme qui se tenait à la porte me dit : pousse la porte! alors que moi j’essayais plutot de la tirer vers moi ; elle s’ouvrit et j’y entra.  Les yeux d’une femme d’environ quarante ans m’accueillèrent, car elle m’aurait vu deux jours auparavant dans le même quartier. Je lui demandais si elle connaissait l’adresse du Cabinet de Dr Mbungani ; elle m’expliqua d’une manière qui m’a fait ruminer les mœurs du pays : va! m’a-t-elle dit au deuxième carrefour il y aura un Western union, en face duquel tu trouveras le cabinet du Dr Mbungani, tu le manqueras pas m’avait-elle rassuré. 

Arrivé devant cette porte, me trouvant entre deux alternatives: celle de Frapper la porte ou de l’ouvrir, j’ai choisi de l’ouvrir, car plus proche de la cible, j’ai tendance à gagner plus de confiance. Mon premier regard alla vers un homme assis qui avait la morphologie et le temperement de quelqu’un qui était malade. Dans un survol rapide de la chambre, mes yeux tombèrent sur la secrétaire à qui je lança ces mots : Je m’appelle Olivier Bolya, j’ai rendez-vous avec le docteur à 17h00 ; elle demanda de m’installer et m’avertit que le docteur reviendrait d’un moment à l’autre. Avec un sourire commercial au bout de ses lèvres: elle m’expliqua comment ma façon de me présenter n’était pas "locale". A peine revenu, après une brève reception de deux patients, le docteur m’acceuilla dans son bureau. Au délà des accollades très cordiales, je lui expliquais comment je voulais conduire l’interview avec lui. Je lui dis que je voulais passer la journée avec lui  au lieu d’une interview "habituelle", mais écouter comment il interlocute avec la population pour voir son sens de la "gestion sociale" en oeuvre, formule qu’il accepta. Je regagnais ma place dans la salle d’attente. Quelques minutes plutard, il vint me récupérer après avoir traité le dernier patient. « Alors Bolya, tu es prêt ? oui , répondais-je! tout en remettant mon bonnet anticipant le froid qui nous attendait dehors. Âprès avoir salué les dernières personnes, il  réitéra l’appel, viens Olivier ! avec une « voix de guide », allons quelque part pour voir comment doit être un homme politique; un homme politique doit aller vers le peuple, quelque’en soi leur « niveau de vie », m’a-t-il rencheri. 

 Nous étions arrivés dans un restaurant congolais, nous y avons trouvé notamment deux congolais dans leur cinquantaine suivant un match de  football autour d'une bouteille de bière, l’un j’ai appris, fut un officier supérieur de l’armée congolaise au look de chomeur. Qu’est qu’il fait en Belgique ? je n’en savais pas grand chose. Nous étions joints  par d’autres individus qui me furent présentés par le Dr Mbungani, ils étaient tous des membres de différents partis politiques : de Kashala, Edundu, Gizenga… et toi quelle tendance es-tu ? me posa  le docteur, je repondis : "je suis journaliste docteur, je suis neutre". 

Alors il nous raconta une anecdote comment il s’était préparé un jour toute la nuit avant d’aller rencontrer Jean Pierre Bemba à la détention de la Haie . En arrivant il n’a pu que parler que de 20 % de matériaux préparés parce que Bemba maîtrisait déjà beaucoup de sujets qu’il escomptait discuter avec lui.

En ce moment de l’histoire de notre pays, m'a-t-il declaré, Jean Pierre Bemba demeure « le seul » contrepoid  avec tous les « atouts » de vaincre contre Joseph Kabila. Il me signala comment la vie est dangéreuse pour les membres du MLC, leurs téléphones sont constanment « buggés »( sous écoute par l'ANR). Mais cela n’empêche pas à JP Bemba d’appeller même les chefs communaux du MLC pour leur donner son soutien et personellement les remercier.

« Si Joseph Kabila est le président de tous les congolais, il doit cesser avec les acharnements personnels... », nous a-t-il confié ». " Jean Pierre Bemba sortira, c’est une question d’avant ou après les élections », naturellement  le peuple congolais et nous au sein du MLC nous souhaitons que cela soit avant".

Dr Mbungani en compagnie des congolais de Belgique d'autres partis politiques.

 Je lui ai demandé qu’est-ce qu’il pensait de ceux-là qui viennent en politique pour s’enrichir ou n’ont jamais travaillé toute leur vie. Sa reponse fut que la politique n’est pas une option lorsqu’on n’a pas travail, mais plutot un domaine dans lequel on étale ses convictions sur: comment ameliorer la situation de ses concitoyens. Il conclut en me disant que cette fois-ci les congolais doivent placer des candidats avec des potentiels rééls, et corriger certaines erreurs du passé. Il voudrait que l'opposition accède au pouvoir, et son "homme de choix", c'est Jean Pierre Bemba. Mais cela n'est pas du tout facile, les obstacles sont nombreux, Dr Mbungani les nie pas, ne les contourne pas non plus.

Plus loin, on regarde  comment les cervaux congolais déambulent en occident à cause de la situation de leur pays, souvent plongés dans la consommation de l'alchool. Entre la peur d'y retourner et un éxil parfois doré, parfois reduit au minable, sans réssource, à un simple "buveur" de  la gallérie d'yxelles ou un simple quémandeur. Le choix difficile de rester ferme quant au futur de ce pays est presque aléatoire. Preserver ses convictions contre la facilité ou les moeurs détruites. Ce sont ces choix là que beaucoup font ou ne font pas. Moi je receullis de cette aventure, que chacun sache au délà des querelles qui nous délient, nous devons militer ensemble pour que le taux de pénetration dans le monde des gens qui ont "réussi, puissent s'accumuler. Cela, personne ne peut les faire en s'entourant des "immoraux sans conviction".

 Congoedition/ 2010

 

Commentaires
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samba  - mon point de vu     |85.171.100.xxx |2010-05-27 11:44:02
salut , je suis très content de vous écrire afin de partager mon point de vu
avec votre structure car je suis un militant du MLC depuis kin et je fais parti
de la nouvelle génération du MLC qui ont créer au sein du parti une structure
des jeunes du parti qui veulent contribuer avec les idées de la jeunesse du
parti . Le parlement des jeunes du mouvement de liberation du congo ( PJMLC )que[/color][color=black] nous voulons instaurer une nouvelle vague des idées de la jeunesse du parti .
Je pense que en 2011 , nous devons conscientiser les jeunes congolais sur la
mauvaise gestion du pouvoir en place que nous ne pouvons pas donner la chance de
dirriger en 2011 car pendant ces cinq dernières années , le pays n'a fait que
regresser presque sur tout le plan . Rien n'a marché pendant ce legislature de
Messieur Kabila . Merçi et j'attendrai mon invitation pour partager les idées
sur la gestion et les strategies à mettre en place pour les écheance de
2011
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