C’est en l’absence de ses avocats que Gabriel Mokia, acteur politique de l’opposition, a été condamné vendredi dernier, à 3 heures du matin, par le Tribunal de paix de la Gombe, siégeant en chambre foraine dans un des prétoires de la Prison centrale de Makala. SancÂtion décidée par le juge : 42 mois de servitude pénale principale pour offense au chef de l’Etat, coups et blesÂsures volontaires et injures publiques. A l’égard de son adÂversaire Yulama, acteur politique membre de l’Amp, le Tribunal de paix de la GomÂbe a prononcé 12 mois de SPP pour coups et blessuÂres volontaires et injures.
Une succession des jugeÂments de rejet de toutes les demandes de Mokia
Les conseils de GaÂbriel Mokia s’attendaient à ce que soit examinée favoÂrablement le 8 janvier, au Tribunal de grande instance de la Gombe, leur appel relevé contre le jugement avant dire droit prononcé par le Tripaix de la Gombe dans l’affaire opposant le ministère public au leader de MDCO et son contradicÂteur Yulama avec qui ils ont échangé des injures, avant de s’empoigner sur un plaÂteau de télévision, faute d’absence de compromis sur certaines questions politiques d’actualité.
Pour rappel, ils sont poursuivis par la justice tous les deux pour coups et blessures volontaires et injures publiques. Et pour Mokia seul, offense au chef de l’Etat. Les juges du Tribunal de grande instance de la GomÂbe ont siégé sans désempaÂrer sur l’exception d’inconsÂtitutionnalité de l’infraction d’offense au chef de l’Etat dont seule la Cour de sûreté de l’époque était compétenÂte et ont rendu tard dans la nuit du jeudi 7 janvier, leur décision. Il était 23 heures quand ils ont prononcé le jugement de rejet de l’appel formé par les avocats de Mokia, contre un jugement préparatoire qui n’avait pas préjugé du fond.
Renvoyées alors devant le Tripaix de la Gombe, les parties ont comparu le vendredi matin, mais en chambre foraine, parce que les deux prévenus étaient transférés à Makala. C’est vers 14 heures qu’a débuté l’audience. A 16 heures, le juge estima que la Prison centrale de Makala n’était pas sécurisante pour le maÂtériel de la RTNC qui couÂvrait le procès. A ce motif, la presse a été priée d’évacuer la salle d’audiences.
A 18 heures, le TriÂbunal de paix devait siéger pour examiner cette fois, en chambre du conseil, les deÂmandes de mise en liberté provisoire introduites par les avocats de deux prévenus. Ces requêtes ont été rejeÂtées. A 20 heures, reprise du procès, le fond de l’affaiÂre est abordé. Les avocats de Mokia et de Yulama ont alors rebondi sur l’observaÂtion faite par les juges quant à la sécurité dans l’enceinte de la Prison de Makala. CetÂte demande sera également rejetée. La défense du leaÂder de MDCO décide de se retirer, laissant Mokia seul en face de son adversaire qui lui était toujours assisté de ses avocats.
Aux petites heures de la matinée, le jugement est prononcé. Il est 3 heuÂres du matin, Mokia est conÂdamné à 42 mois de SPP pour les trois infractions, tandis que son adversaire va écoper de 12 mois de SPP. Signalons que la déÂfense de Gabriel Mokia a opté de se retirer du procès, estimant de bon droit que la loi sur la flagrance impose l’assistance judiciaire des prévenus et que le Tribunal pour une bonne administraÂtion de la justice, allait faire droit à cette demande. Déçus, les conseils du leader du MDCO ont inÂterjeté appel contre le jugeÂment pour violation de la loi sur la flagrance.
Affaire a suivre!
Courtoisie Digital/lephare.





Gabriel Mokia et Yolama écopent 42 et 12 mois de SPP

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